Accueil / Théorie des filaments d’énergie (V6.0)
I. À quoi ressemble l’univers moderne : une ville où « les routes sont ouvertes, les ponts posés, les lumières allumées »
L’univers moderne n’est plus le « monde en état de soupe » des débuts : une structure se forme et s’effondre aussitôt, les identités sont réécrites encore et encore, et les détails sont pétris en un seul bourdonnement de fond.
À ce stade, l’univers ressemble davantage à une ville dont l’ossature est déjà construite : les grands axes sont tracés, les ponts sont en place, les lumières sont allumées — ça continue d’agrandir les quartiers, ça reste bruyant, ça continue de se réarranger, mais les structures peuvent tenir longtemps, la Propagation par relais peut porter loin, et l’observation peut vraiment « faire image ».
Cette section ne cherche pas à impressionner en alignant du vocabulaire astronomique. Elle condense plutôt « à quoi ressemble l’univers d’aujourd’hui » en deux cartes et une méthode de lecture :
- Carte de zonage : aujourd’hui, dans cette Mer d’énergie, « où peut-on construire à grande échelle, et jusqu’où ».
- Carte des structures : dans les régions constructibles, comment les structures s’organisent en toile, disque et cavité.
- Lecture des observations : comment lire le Décalage vers le rouge, l’assombrissement, les effets de lentille, le Socle sombre et les signaux de frontière, sans retomber dans l’ancienne intuition.
II. Poser d’abord la Carte de base : l’univers moderne est une Mer d’énergie finie
Dans la Théorie des filaments d’énergie (EFT), l’univers moderne est une Mer d’énergie finie. Elle a une frontière, une ceinture de transition, des périphéries plus lâches, et peut-être aussi un noyau plus tendu.
La question vient tout de suite : sommes-nous au « centre » ? Réponse : un centre peut exister géométriquement, mais il n’a pas besoin d’être pertinent dynamiquement. Sur une coquille sphérique, presque n’importe quel point peut voir un fond statistique très similaire, parce que la fenêtre d’observation et les limites de propagation déterminent la « couche » accessible.
Cela éclaire aussi un malentendu fréquent : l’isotropie ne déduit pas automatiquement « un fond infini ». Elle ressemble plutôt à la superposition de deux effets : un mélange très fort dans les époques anciennes a uniformisé la Couleur de base ; et, de plus, notre position se trouve dans une fenêtre où les statistiques visibles restent globalement proches. Un lissage de la base n’implique pas une uniformité infinie de l’ensemble : ce lissage dit seulement qu’il y a eu un mélange très puissant à cette époque, pas que l’univers est infini ou sans bord.
On peut donc clouer une phrase : la version forte du principe cosmologique est une croyance, pas un commandement. L’isotropie peut être l’apparence d’une mer finie et un point de départ pour une approximation de modélisation ; mais elle n’a pas à être promue en dogme selon lequel « l’univers est identique partout ».
III. La première carte : découper par fenêtres de Tension — quatre zones A / B / C / D
Découper l’univers moderne par « fenêtres de Tension » donne une carte écologique facile à retenir, et très utile pour guider les observations. On peut la fixer par un mémo en quatre segments : A rompt le relais, B desserre les verrous, C n’est qu’un gros œuvre, D est habitable.
- A : zone de rupture du relais (Frontière de l’univers)
La Propagation par relais devient intermittente au-delà d’un seuil : les forces à longue portée et l’information « ne passent plus ».
Ce n’est pas un mur de rebond ; c’est plutôt une ligne de côte : au-delà, on ne « heurte » rien, mais le milieu devient trop rare pour que le relais continue à fonctionner efficacement. - B : zone de verrous desserrés (Ceinture de transition de frontière)
Le relais n’est pas totalement rompu, mais la mer est déjà assez lâche pour que beaucoup de structures de base « fassent un nœud et se défont aussitôt ».
Les Particules instables généralisées (GUP) deviennent nombreuses ; les particules stables et les astres de longue durée sont difficiles à maintenir, et l’univers prend un aspect « froid, clairsemé, difficile à garder allumé longtemps ». - C : zone de gros œuvre (des étoiles peuvent naître, la complexité peine à durer)
Les particules peuvent être stables, et des astres peuvent apparaître ; mais les structures complexes (écologies atomiques/moléculaires stables sur la durée) sont bien plus exigeantes.
C’est comme pouvoir bâtir un logement au gros œuvre, sans réussir à le rénover durablement en quartier « complexe, long-vécu, stratifié ». - D : zone habitable (une fenêtre où la Cadence peut tenir sur la durée)
La Tension est modérée : elle n’écrase pas les structures, et elle n’est pas si lâche que les structures ne tiennent plus.
Les atomes et molécules peuvent battre en Cadence longtemps, les structures complexes s’accumulent plus facilement et restent stables ; des étoiles de longue durée et une vie complexe deviennent alors beaucoup plus plausibles.
Cette carte a aussi une implication très concrète : la Terre n’a pas besoin d’être au « centre » de l’univers, mais elle se situe presque nécessairement près de la zone D — non par chance, mais par effet de sélection : hors de cette fenêtre, il est difficile de faire apparaître des structures complexes capables de durer assez longtemps pour continuer à poser des questions.
IV. La deuxième carte : la carte des structures — toile / disque / cavité (Les vortex de spin font des disques ; les textures droites font des toiles.)
La carte de zonage dit « où l’on peut construire ». La carte des structures dit « ce qui se construit ». Ce qui frappe dans l’univers moderne, ce n’est pas une pluie de galaxies isolées, mais une organisation en squelette : nœuds — ponts de Filament — vides, avec des structures en disque près des nœuds. Deux phrases-clés suffisent pour tenir cette couche : Les vortex de spin font des disques ; les textures droites font des toiles.
- Toile : nœuds — ponts de Filament — vides (les textures droites font des toiles)
Des puits profonds et des systèmes de Trou noir tirent la Mer d’énergie sur la durée, la peignant en Striation linéaire à grande échelle ; ces canaux s’amarrent entre eux, formant des ponts de filament ; les ponts convergent en nœuds, et le squelette laisse entre ses mailles des vides.
La toile n’est pas une carte statistique « coloriée » après coup : c’est une structure assemblée par Amarrage. Plus l’amarrage est réussi, plus le transport se concentre ; et plus le transport se concentre, plus le squelette ressemble à un squelette. - Disque : disques galactiques et bandes de bras spiraux (les vortex de spin font des disques)
Près des nœuds, la rotation des Trou noir grave des vortex de grande échelle ; ces vortex réécrivent la chute diffuse en circulation orbitale, et le disque grandit naturellement.
Les bras spiraux ressemblent davantage à des bandes de circulation sur le plan du disque : là où l’écoulement est plus fluide et l’agrégation plus facile, le gaz s’accumule, la région brille davantage et la formation d’étoiles devient plus probable. Ce sont des « voies » persistantes, pas des bras matériels figés. - Cavité : vides et « effet de zones lâches » de la Cavité silencieuse
Les vides sont les régions clairsemées où le squelette n’a jamais entièrement pavé la toile. La Cavité silencieuse ressemble plutôt à un « œil calme » où l’État de la mer est, en lui-même, plus lâche.
Elles ne décident pas seulement « où est la matière » ; elles déterminent aussi « comment la lumière se propage » : les zones lâches se comportent comme une lentille divergente, les zones tendues comme une lentille convergente. Leur signature devrait apparaître avec des signes opposés dans les résidus de lentille.
V. La Couleur de base de l’État de la mer moderne : pourquoi aujourd’hui est plus « lâche », tout en étant plus « structuré »
La Tension de base globale de l’univers moderne est relativement plus faible. C’est l’effet de l’Évolution de relaxation ; on peut aussi le saisir par un moteur plus intuitif : la Densité de fond diminue.
À mesure que de plus en plus de « densité » se fige dans des éléments de structure (particules, atomes, étoiles, Trou noir, nœuds), la densité ne nappe plus la mer entière comme aux débuts ; elle se concentre davantage dans un petit nombre de nœuds très denses. Les nœuds deviennent plus durs, plus tendus, mais ils occupent un volume faible ; la Mer d’énergie de fond, qui représente la majeure partie du volume, devient au contraire plus rare et plus lâche. La Tension de base baisse, et la Cadence « peut courir » plus facilement.
Mais « plus lâche » ne signifie pas « plus plat ». Au contraire : plus les structures se développent, plus les différences de Tension sont gravées par la structure elle-même — les puits deviennent plus profonds, les ponts de Filament plus nets, les vides plus lâches. L’univers moderne prend alors un caractère typique : une base plus lâche, donc plus constructible ; une structure plus forte, donc plus de pente.
VI. Le Socle sombre moderne : la Gravité statistique de tension façonne les pentes, le Bruit de fond de tension rehausse le socle (cela fonctionne encore aujourd’hui)
Le Socle sombre n’est pas un fond réservé à l’univers primordial, ni un « patch » ajouté à l’univers moderne. Aujourd’hui, il ressemble plutôt à la superposition de deux régimes de longue durée :
- Gravité statistique de tension (STG) : surface de pente statistique
Pendant leur durée de vie, des structures brèves se « retendent » sans cesse ; statistiquement, cela équivaut à épaissir la Pente de tension dans certaines régions — ce qui se lit comme une « traction de fond » supplémentaire. - Bruit de fond de tension (TBN) : plancher de bruit à large bande
Lors de leur désassemblage, des structures brèves se « relâchent » de façon répétée, pétrissant une Cadence ordonnée en une Couleur de base bourdonnante — ce qui se lit comme un bruit de fond persistant.
Les structures brèves sculptent les pentes vivantes ; mortes, elles rehaussent le socle.
Dans l’univers moderne, l’objet le plus intéressant n’est pas chaque face isolée, mais leur « empreinte conjointe » : un relèvement du plancher de bruit et un approfondissement de la surface de pente effective apparaissent-ils avec une forte corrélation dans un même environnement de squelette ?
VII. Lecture des observations modernes : le décalage vers le rouge lit l’axe principal, la dispersion lit l’environnement ; l’assombrissement et le rougissement sont fortement corrélés, mais rien n’est automatique
Dans l’univers moderne, les signaux les plus utilisés restent le décalage vers le rouge et la luminosité. Mais l’ordre de lecture de la version 6.0 doit rester cohérent : lire d’abord l’axe principal, puis la dispersion, puis traiter la réécriture du canal.
- Le sens principal du décalage vers le rouge ne change pas
Le Décalage vers le rouge est d’abord une lecture de Cadence entre époques : le Décalage vers le rouge du potentiel tensionnel (TPR) donne la Couleur de base (ratio de cadence aux deux extrémités), et le Décalage vers le rouge de l’évolution du chemin (PER) apporte une Correction fine (l’accumulation d’évolution supplémentaire le long du chemin à grande échelle).
Dans l’univers moderne, l’attente raisonnable est donc « un axe principal + un nuage de dispersion environnementale », plutôt qu’une droite absolument propre. - Il faut décomposer la lecture de l’assombrissement
Plus loin paraît plus sombre d’abord par dilution géométrique du flux d’énergie ; mais l’époque de la source, ainsi que le filtrage et la réécriture du canal de propagation, influencent aussi la luminosité, l’intégrité spectrale et la qualité d’image.
Dans l’univers moderne, « sombre » porte souvent une information de « plus tôt », mais ce n’est pas un signe d’égalité logique : sombre n’implique pas, en soi, plus tôt. - La chaîne logique correcte derrière la corrélation sombre–rouge
Le rouge pointe d’abord vers « plus tendu » (cela peut venir d’époques plus anciennes, mais aussi de régions plus tendues, par exemple près d’un Trou noir) ; le sombre pointe d’abord vers « plus loin » (donc une énergie observée plus faible, ou une réécriture du canal).
Statistiquement, « plus loin est souvent plus tôt, plus tôt est souvent plus tendu », d’où une forte corrélation entre sombre et rouge ; mais pour un objet individuel, on ne peut pas déduire “rouge ⇒ plus tôt”, ni “sombre ⇒ rouge”.
VIII. Stratégie d’observation des frontières et des zones : la frontière se montrera d’abord sous forme de résidus statistiques directionnels
Si le découpage A/B/C/D et le seuil de rupture du relais sont réels, ils ne se manifesteront peut-être pas d’emblée comme un contour net et propre. Ils apparaîtront plus probablement d’abord comme « une portion du ciel ne suit pas les mêmes statistiques ». Les observations modernes sont justement bien placées pour capturer cette famille de résidus directionnels.
On peut comprimer la stratégie en une phrase : repérer d’abord « une moitié qui n’est pas pareil », puis traquer « où se trouve le seuil ».
Repères statistiques directionnels typiques à surveiller (pas comme des conclusions, seulement comme une feuille de route) :
- Les relevés de champ profond montrent, dans certaines régions du ciel, un amincissement systématique : statistiques de comptage des galaxies, des amas, et des indicateurs de formation stellaire qui dévient.
- Les chandelles standard / règles standard présentent, dans certaines régions du ciel, des résidus cohérents : pas un point aberrant isolé, mais un décalage global dans une direction.
- Les propriétés statistiques des textures fines du fond changent : différences directionnelles du plancher de bruit, de l’échelle de corrélation, et de la base à faible cohérence.
- Le signe et la forme des résidus de lentille montrent un biais par région du ciel : les zones tendues se comportent comme des lentilles convergentes, les zones lâches comme des lentilles divergentes ; si la ceinture de transition de frontière est proche de l’horizon observable, les résidus de type « divergence » devraient augmenter en premier.
Il faut ici rappeler le garde-fou de 1.24 : l’observation inter-époques est la plus puissante, mais aussi la plus incertaine. Plus on regarde loin, plus on lit « un échantillon passé par une évolution plus longue » ; il faut donc s’appuyer davantage sur des lignées statistiques que sur la précision absolue d’objets isolés.
IX. Résumé : cinq phrases-clous pour l’univers moderne
- L’univers moderne ressemble à une ville déjà raccordée : constructible, imageable, et capable de maintenir des structures sur le long terme.
- L’univers moderne est une Mer d’énergie finie : il peut avoir un centre géométrique, mais il n’a pas besoin d’un centre dynamique.
- A rompt le relais, B desserre les verrous, C n’est qu’un gros œuvre, D est habitable : en découpant par fenêtres de Tension, on obtient la carte de zonage moderne.
- Les vortex de spin font des disques ; les textures droites font des toiles. La toile est le squelette, le disque est l’organisation, la cavité est l’espace vide.
- La lecture du Décalage vers le rouge ne change pas : le Décalage vers le rouge du potentiel tensionnel lit l’axe principal, le Décalage vers le rouge de l’évolution du chemin lit la dispersion ; l’assombrissement et le rougissement sont fortement corrélés sans être équivalents ; une frontière se manifestera plus probablement d’abord par des résidus statistiques directionnels.
X. Ce que fera la section suivante
La section suivante (1.29) pousse cette « carte de zonage moderne » vers les deux extrémités : du côté des origines, pourquoi une Mer d’énergie finie et une frontière de rupture du relais se forment ; du côté de la fin, quand la relaxation continue, comment la fenêtre se resserre vers l’intérieur, comment les structures se retirent comme une marée, et comment la frontière « se rétracte ». L’univers moderne est ainsi replacé sur un même axe de relaxation : « origine — évolution — état final ».
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Attribution (recommandée) : Auteur : 屠广林|Œuvre : «Théorie des filaments d’énergie»|Source : energyfilament.org|Licence : CC BY 4.0
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Infos de version : Première publication : 2025-11-11 | Version actuelle : v6.0+5.05