Accueil / Théorie des filaments d’énergie (V6.0)
I. D’abord clouer l’axe principal : l’Univers ne se dilate pas, il suit une Évolution de relaxation
Dans la section précédente, nous avons décomposé le Décalage vers le rouge en deux niveaux de sens : il signifie d’abord « plus serré », tandis que « plus ancien » n’en est qu’une source fréquente — pas une nécessité.
Ici, on cloue l’axe principal : l’intrigue centrale n’est pas « l’espace s’allonge », mais une Mer d’énergie finie qui se détend en continu, se déserre et se réorganise. On peut l’imaginer comme une toile de caoutchouc froissée par traction : elle ne s’étire pas indéfiniment vers « plus grand », elle s’aplanit peu à peu, rebondit, et relâche des plis locaux. L’« évolution » n’est donc pas poussée par un facteur d’échelle a(t) ; elle se raconte par l’état de la mer : serré/détendu, fluctuations, réarrangements.
(Convention d’usage) Si, plus loin, on utilise le Décalage vers le rouge comme « graduation d’époque », cela suppose une condition : la Tension de base globale reste approximativement monotone à grande échelle au fil de la relaxation ; et il faut soustraire séparément les réécritures additionnelles le long du trajet — le Décalage vers le rouge de l’évolution du chemin (PER) — ainsi que les resserrements locaux (par exemple, traverser un environnement intense ou entrer dans une zone centrale). Sinon, « Décalage vers le rouge = axe du temps » se transforme trop facilement en contresens : « Décalage vers le rouge = fonction monotone du facteur d’échelle a(t) ».
II. Ce qu’est la Tension de base : la “tension par défaut” de l’Univers, pas une pente locale
Nous avons déjà parlé de la Pente de tension : ici plus serré, là plus détendu — cela produit une apparence de « pente » dans la “liquidation” (la sémantique de la gravité). Mais il faut distinguer deux niveaux.
Tension de base : à une échelle suffisamment grande, lorsqu’on moyenne les vallées locales et les petits creux, c’est cette « tension par défaut » que la Mer d’énergie porte encore. On peut la comprendre avec trois objets du quotidien :
- Comme la tension globale d’une peau de tambour — on peut enfoncer un creux local, mais la “tension par défaut” fixe la tonalité d’ensemble.
- Comme l’étirement de base d’un élastique — on peut pincer un petit nœud sur une portion, mais la tension de base détermine l’élasticité et la réponse globales.
- Comme la vitesse de référence d’un magnétophone — on peut pincer la bande localement, mais la “vitesse de la machine” fixe la couleur de hauteur que l’on entend.
Ainsi, la distinction clé est :
- Pente de tension locale : elle explique les différences spatiales (où ressemble davantage à une vallée, où à un sommet).
- Évolution de relaxation de la Tension de base : elle explique les différences d’époque (hier globalement plus serré, aujourd’hui globalement plus détendu).
Cette distinction fixe directement la lecture du Décalage vers le rouge : le Décalage vers le rouge lit d’abord un « écart d’époque », pas « quelque chose qui aurait été étiré en chemin ».
Pourquoi la Tension de base se relâche-t-elle ? Le moteur le plus intuitif est la baisse de la densité de fond de la mer libre. À mesure que l’Univers “solidifie” de plus en plus de densité dans des pièces structurelles — des particules et atomes, aux molécules et astres, jusqu’aux trous noirs et à une ossature en toile — la densité ne “tapisse” plus la mer entière comme au début ; elle se concentre davantage dans un petit nombre de nœuds de haute densité. Ces nœuds deviennent plus “durs”, mais occupent très peu de volume ; la mer de fond, qui remplit l’essentiel du volume, devient plus rare et plus détendue. La tension par défaut baisse, la Cadence globale “passe” plus facilement, et de nombreuses lectures deviennent plus rapides. Image simple : plus c’est “rempli”, plus c’est serré ; plus c’est “clairsemé”, plus c’est détendu. Ou encore : foule compacte, rythme lent ; foule dispersée, rythme plus vif.
III. Les trois maillons de l’Évolution de relaxation : Tension change → Cadence change → la fenêtre de Verrouillage se déplace
Dès qu’on accepte que la Tension de base puisse évoluer, beaucoup de phénomènes se mettent à “s’emboîter”. On peut fixer une formulation réutilisable en trois maillons :
- La Tension de base change : elle réécrit le « spectre de Cadence ». Plus la Mer d’énergie est serrée, plus il est difficile à une structure de maintenir des boucles auto-cohérentes ; la Cadence intrinsèque durable ralentit. Plus la Mer d’énergie est détendue, plus la structure “tourne” facilement ; la Cadence accélère. Tension élevée, Cadence lente ; Tension faible, Cadence rapide.
- La Cadence change : elle réécrit « règles et horloges ». Règles et horloges sont faites de structures, et les structures sont étalonnées par l’état de la mer ; beaucoup de lectures locales de “constantes” montrent alors un effet de compensation « même origine, même dérive » — localement on croit à la stabilité, mais la comparaison entre époques révèle l’écart.
- Le spectre de Cadence change : il déplace la « fenêtre de Verrouillage ». Les particules stables n’existent pas à n’importe quel niveau de Tension. Trop serré : « trop lent, ça se disperse » (la circulation ne suit pas, l’auto-verrouillage ne tient pas). Trop détendu : « trop rapide, ça se disperse aussi » (la relève est trop faible, l’auto-cohérence ne se maintient plus). Au fil de l’Évolution de relaxation, l’Univers traverse donc une plage plus favorable à la tenue des structures : le spectre des particules stables n’est pas proclamé, il est “tamisé” par la fenêtre de Verrouillage.
On peut condenser ces trois maillons en une phrase très “ingénierie cosmique” :
L’Évolution de relaxation de l’Univers réécrit, au fond, « à quelle vitesse on peut courir, à quel point on peut verrouiller, et quelle complexité on peut construire ».
IV. Où se place le Décalage vers le rouge sur cet axe : le Décalage vers le rouge ressemble davantage à une “étiquette d’époque de Tension”
En 1.15, l’interprétation unifiée du Décalage vers le rouge a déjà été scindée en deux composantes ; ici, on les replace sur l’axe temporel de relaxation pour obtenir un crochet mnémotechnique très fort :
Le Décalage vers le rouge n’est pas une étiquette de distance sur une règle ; il ressemble davantage à une “étiquette d’époque de Tension”.
- Le Décalage vers le rouge du potentiel tensionnel (TPR) est la couleur de fond : différence de Tension de base aux extrémités → différence de Cadence aux extrémités → lecture plus rouge. Dans le passé, la Tension de base était plus serrée et la Cadence à la source plus lente ; avec les horloges d’aujourd’hui, lire un rythme d’hier donne naturellement une lecture tirée vers le rouge. N’utilisez pas le c d’aujourd’hui pour relire l’Univers d’hier : vous risquez de le confondre avec une expansion de l’espace.
- Le Décalage vers le rouge de l’évolution du chemin est un réglage fin : si le trajet traverse une “zone d’évolution supplémentaire” à grande échelle, de petites corrections s’accumulent. Cela rappelle que l’Évolution de relaxation n’est pas parfaitement synchrone partout : l’Univers ressemble à une peau de tambour qui se détend lentement, mais dont certaines régions peuvent se détendre plus tôt, plus tard, ou plus lentement sous rétroaction des structures.
Ainsi, dans la version 6.0, la posture d’usage du Décalage vers le rouge est :
- D’abord traiter le Décalage vers le rouge comme une lecture de Cadence entre époques, pour lire l’axe principal (décalage vers le rouge du potentiel tensionnel).
- Ensuite traiter le Décalage vers le rouge comme une accumulation d’évolution le long du trajet, pour lire les écarts (décalage vers le rouge de l’évolution du chemin).
- Enfin seulement, discuter comment la réécriture d’identité du canal de propagation (diffusion, filtrage, décohérence) remodèle le spectre visible.
V. Écrire l’évolution cosmique comme une “barre de progression d’ingénierie” : de l’état-soupe à un univers constructible
Pour rendre l’axe temporel mémorisable d’un coup d’œil, on emploie ici une “barre de progression” plutôt que des “âges” abstraits. Les cinq phases ci-dessous ne prétendent pas coïncider terme à terme avec chaque label de la cosmologie classique : ce sont des “segments mécanistes” de la Théorie des filaments d’énergie (EFT).
- Phase soupe : Tension élevée, mélange intense, domination du bref. L’Univers primordial ressemble à une marmite en ébullition : textures nombreuses, filaments qui naissent et se rompent sans cesse, forte proportion de Particules instables généralisées (GUP), souvent sous forme d’État de filament à courte durée de vie ; la réécriture d’identité est puissante, et beaucoup de “détails mélodiques” sont pétris en un “bourdonnement de fond”.
- Phase fenêtre : la relaxation avance, la fenêtre de Verrouillage s’ouvre. Quand la Tension de base descend dans une plage plus favorable, particules stables et structures semi-figées commencent à tenir en grand nombre. Le monde passe progressivement d’un “décor tenu par des équipes de chantier à courte durée” à une phase où l’on peut assembler des pièces structurelles durables.
- Phase réseau routier : les textures d’abord, les filaments deviennent l’ossature. Une fois la “constructibilité” apparue, les biais de texture se conservent et se répliquent plus facilement ; les textures se resserrent en filaments, et les filaments deviennent l’unité minimale de construction. Le récit principal de la formation des structures bascule de “réécritures locales” vers une “organisation en réseau routier”.
- Phase ossature : les Striations linéaires s’assemblent en ponts, la toile prend forme. Plusieurs puits profonds et points d’ancrage forts tirent des striations et les raccordent, formant une ossature nœuds — ponts de filaments — vides ; une fois en place, cette ossature renforce transport et convergence, ce qui rend “la toile plus toile”.
- Phase mise en disque : les vortex font disque, galaxies et bras spiraux se révèlent. Près des nœuds de la toile, la rotation des trous noirs grave dans la Mer d’énergie des vortex de spin à grande échelle ; ces vortex réécrivent une “chute diffuse” en “influx orbital”, si bien que disque et bras spiraux ressemblent davantage à des couloirs de circulation sur la surface du disque qu’à des bras matériels figés.
On peut résumer ces cinq phases en une phrase facile à retenir :
D’abord une marmite ; puis la possibilité de verrouiller ; d’abord faire des routes, puis relier des ponts ; enfin les vortex organisent les structures en disques.
VI. Le rôle du Socle sombre sur l’axe temporel : d’abord relever le fond, puis sculpter la pente, puis nourrir les structures
Le Socle sombre (particules instables généralisées, Gravité statistique de tension (STG), Bruit de fond de tension (TBN)) n’est pas un “ajout qui n’apparaîtrait que dans l’Univers moderne” : il traverse tout l’axe de relaxation, seuls ses poids relatifs changent selon l’époque.
On peut le retenir avec une phrase très “chantier” : Les structures brèves sculptent les pentes vivantes ; mortes, elles rehaussent le socle. En le replaçant sur l’axe, une séquence naturelle apparaît :
- Au début : plutôt « relever le fond ». Mélange fort et réécriture fréquente rendent plus facile la formation d’un fond large bande : beaucoup d’informations ne “disparaissent” pas, elles sont pétries en un arrière-plan statistique.
- Au milieu : plutôt « sculpter la pente ». La persistance cumulée de structures brèves “tend” le système et pose une pente statistique ; cette pente rend la convergence plus facile dans certaines directions et fournit un échafaudage pour la croissance ultérieure de l’ossature.
- Plus tard : plutôt « nourrir les structures ». Quand striations et ponts deviennent l’ossature dominante, la gravité statistique de tension ressemble davantage à un “compactage du remblai”, et le bruit de fond de tension à un “bruit de brassage et de déclenchement” persistant. Ils n’ont pas besoin de piloter chaque détail, mais ils influencent durablement vitesse de croissance, directions, et seuils de bruit.
Cela explique aussi pourquoi les deux “visages” du sombre vont souvent ensemble :
On observe comme une traction supplémentaire, et en même temps un fond plus bourdonnant — deux faces issues de la même population de structures brèves.
VII. Comment la formation des structures et l’Évolution de relaxation se nourrissent mutuellement : non pas une causalité à sens unique, mais une boucle de rétroaction
L’Évolution de relaxation est l’axe principal, mais la formation des structures n’est pas un sous-produit passif : elle rétroagit et façonne les rythmes d’évolution locaux. Une boucle de rétroaction suffisamment intuitive est :
- Relaxation de la Tension de base → fenêtre de Verrouillage plus favorable → plus de structures stables. Plus de structures stables signifie que des “textures durables” et une ossature de filaments se conservent et se répliquent plus facilement.
- Plus de structures → réseau routier plus net, ponts plus stables → transport plus concentré. Le transport concentré rend certaines régions plus susceptibles de se resserrer durablement ou de se détendre durablement, créant des différences d’évolution locales (c’est une entrée observationnelle du décalage vers le rouge de l’évolution du chemin).
- Puits profonds et trous noirs deviennent des nœuds → vortex et striations se renforcent → structures plus organisées. Apparaît alors une auto-amplification du type : « les vortex font des disques ; les striations droites font des toiles » ; plus le nœud est fort, plus le réseau est “durci”, plus la structure ressemble à une structure.
C’est pourquoi l’évolution cosmique ressemble davantage à une ville qui grandit : pas une droite, mais un cycle “infrastructure — agrégation — mise à niveau”. Dans la Théorie des filaments d’énergie, l’infrastructure, ce sont textures et ossature de filaments ; l’agrégation, convergence et transport ; la mise à niveau, interverrouillage, remblaiement et spectres structurels plus stables.
VIII. Insérer l’incertitude généralisée de 1.24 dans l’axe temporel cosmique : plus on regarde vers le passé, plus on a l’impression de regarder une “bande vidéo encore en train de changer”
La section sur l’Observation participative a déjà fixé l’idée : plus la mesure est “forte”, plus la réécriture est forte ; plus il y a de variables, plus l’incertitude monte. À l’échelle cosmique, on obtient une conclusion très pratique :
Les observations entre époques font ressortir l’axe principal avec le plus de force, mais elles portent naturellement une incertitude sur les détails.
Ce n’est pas d’abord un problème d’instrument ; c’est un problème d’ontologie de l’information, car des variables d’évolution sont “dans le signal” :
- Les règles et horloges à la source ne sont pas locales : aujourd’hui, on ne peut lire les rythmes d’hier qu’avec la Cadence d’aujourd’hui.
- Le trajet évolue : la lumière ne traverse pas un décor figé, mais un état de mer qui continue de se détendre et de se réarranger localement.
- L’identité est réécrite : diffusion, filtrage, décohérence pétrissent une “livraison de mélodie” en “lecture statistique”.
Ainsi, dans la Théorie des filaments d’énergie, la posture la plus robuste est :
- Lire l’axe principal sur des signaux lointains (la couleur de fond vient du décalage vers le rouge du potentiel tensionnel), et traiter le Décalage vers le rouge comme une “époque de Tension”.
- Lire les détails par la statistique plutôt que par la précision absolue d’un objet isolé (la dispersion vient du décalage vers le rouge de l’évolution du chemin et de la réécriture du canal).
- Ne pas attendre une droite « Décalage vers le rouge = distance », mais un “arbre généalogique” : un axe principal + un nuage de dispersion.
Plus la lumière vient de loin, moins c’est un “colis intact”, plus c’est un “échantillon ayant subi une évolution plus longue”.
IX. Laisser une interface vers l’avenir : si la relaxation continue, la fenêtre de Verrouillage peut se rétrécir à nouveau
Sans développer ici le “final” (c’est la tâche de 1.29), il faut laisser sur l’axe temporel une extension naturelle : si la Tension de base continue de se détendre jusqu’à devenir trop faible, l’Univers peut glisser vers le versant « trop détendu, ça se disperse aussi » :
- La relève s’affaiblit, et maintenir l’auto-cohérence structurelle devient plus difficile.
- Les verrouillages stables peuvent devenir plus rares et plus difficiles à maintenir à long terme.
- Dans des cas extrêmes, des tendances plus générales vers une “Cavité silencieuse” et une “frontiérisation” peuvent apparaître : il ne s’agit pas d’un objet qui explose, mais d’un affaiblissement de la “constructibilité” elle-même.
L’intérêt de cette interface est simple : “origine et fin” cessent d’être un mythe gratuit ; elles deviennent des extrapolations naturelles le long d’un même axe de science des matériaux.
X. Synthèse de la section : fixer l’axe temporel en quatre phrases citables
- L’Univers ne se dilate pas : il suit une Évolution de relaxation ; la Tension de base change, la Cadence change.
- Le Décalage vers le rouge est une étiquette d’époque de Tension : le décalage vers le rouge du potentiel tensionnel lit l’axe principal, celui de l’évolution du chemin lit les réglages fins.
- Le Socle sombre traverse tout le processus : les structures brèves sont vivantes, elles sculptent les pentes ; mortes, elles rehaussent le socle, en laissant un échafaudage et un seuil de bruit de fond pour la croissance des structures.
- Les observations entre époques sont les plus puissantes et les plus incertaines : plus on regarde vers le passé, plus on regarde une “bande vidéo encore en train de changer” ; ce qui se révèle, c’est l’axe principal, ce qui reste incertain, ce sont les détails.
XI. Ce que fera la section suivante
La section suivante (1.28) entre dans le “tableau de l’Univers moderne” : elle ramènera cet axe de relaxation aux apparences directement lisibles aujourd’hui — quels sont les traits typiques de l’état de mer actuel, quelles empreintes statistiques le Socle sombre laisse au présent, comment la Toile cosmique et les structures galactiques continuent de croître ou de se réarranger aujourd’hui — et elle alignera « les vortex font des disques, les striations droites font des toiles » avec le langage et les mesures observationnelles.
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Attribution (recommandée) : Auteur : 屠广林|Œuvre : «Théorie des filaments d’énergie»|Source : energyfilament.org|Licence : CC BY 4.0
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Infos de version : Première publication : 2025-11-11 | Version actuelle : v6.0+5.05