Les pages précédentes ont déjà traduit le « champ » : il ne s’agit plus d’une entité flottante dans l’espace, mais d’une carte météorologique de la mer d’énergie. Elles ont aussi traduit la « force » : non plus une poussée à distance, mais le règlement d’une structure sur une pente ; les interactions forte et faible : non plus des mains supplémentaires, mais les autorisations et réécritures de canaux par la Couche des règles ; les échangeurs : non plus des particules abstraites, mais des charges de paquets d’ondes mobilisables dans les canaux.
Mais le lecteur rencontre vite une question très concrète : la boîte à outils dominante de la physique moderne — relativité générale (GR), électrodynamique quantique (QED), chromodynamique quantique (QCD) et unification électrofaible (EW) — ne disparaît pas parce que nous avons changé de « récit de carte de base ». Ces cadres restent aujourd’hui les langages de calcul les plus puissants : lentilles gravitationnelles, précession orbitale, sections efficaces de diffusion à haute énergie, jets hadroniques, raies spectrales de précision et rapports de branchement des désintégrations faibles dépendent tous de ces outils pour produire des nombres comparables à l’expérience.
La question n’est donc pas de « nier le calcul », mais d’en clarifier la frontière. Les cadres dominants excellent à comprimer les phénomènes en objets mathématiques calculables ; l’EFT excelle à ramener ces objets à des mécanismes matériels imaginables, traçables et fermés. Les deux langues peuvent — et devraient — se traduire l’une dans l’autre, puisqu’elles traitent de la même réalité, mais à des niveaux différents et avec des systèmes de comptabilité différents.
Avant d’entrer dans la mise en correspondance concrète, il faut stabiliser un principe : on peut traiter GR/QED/QCD/EW comme des « langages de calcul d’ingénierie », et l’EFT comme une « carte de base mécanistique et un socle sémantique ». Lorsque vous avez besoin de nombres, utilisez le langage dominant pour solder proprement les comptes ; lorsque vous voulez comprendre ce qui se passe réellement, et quelles hypothèses glissent sous le tapis, utilisez l’EFT pour rouvrir le grand livre et replacer les objets et les canaux.
Il faut aussi ajouter un principe de comparaison équitable : ne pas confondre automatiquement « calcule juste » et « fournit déjà l’explication ontologique ». La puissance des cadres dominants vient de plus d’un siècle de structures mathématiques affinées et d’un immense travail d’ajustement — c’est une maturité d’ingénierie. Ce que l’EFT poursuit dans ce livre est un autre objectif explicatif : rendre les objets concrets, fermer la chaîne causale, expliciter les hypothèses par défaut et offrir des interfaces de lecture qui puissent être contestées. Les deux langues peuvent se traduire, mais l’évaluation doit tenir des comptes séparés de la capacité de calcul et de la puissance d’explication mécanistique.
- Le socle commun ne doit utiliser que les lectures observées : pour une même expérience, énergie, quantité de mouvement, moment cinétique, durée de vie, rapport de branchement et intensité de diffusion doivent pouvoir se répondre dans les deux langues.
- Ne pas prendre l’avantage de l’accumulation historique comme une réfutation : la paramétrisation et la renormalisation dominantes peuvent absorber d’innombrables détails dans des constantes effectives, ce qui explique leur efficacité calculatoire ; cela ne signifie pas que ces détails aient déjà reçu une explication ontologique.
- La comparaison doit d’abord porter sur trois questions : l’objet est-il défini clairement — qu’y a-t-il dans le monde ? Le mécanisme est-il fermé — comment cela arrive-t-il ? Et où les approximations échouent-elles — quelles sont les frontières réfutables ?
I. Ce que signifie « mettre en correspondance » : non pas traduire mot à mot, mais tenir le même compte dans deux grands livres
La « mise en correspondance » est facilement confondue avec un dictionnaire de termes : traduire « champ » par « carte de l’État de la mer », « particule » par « structure filamenteuse », « symétrie de jauge » par « invariant topologique », puis s’arrêter là. Une telle méthode ne ferait qu’accroître la confusion : un même mot ne joue pas le même rôle d’une théorie à l’autre, et une équivalence forcée terme à terme produit de nouvelles ambiguïtés.
La mise en correspondance de l’EFT ressemble davantage à une conversion d’unités et de procédés. Le même grand livre physique — énergie, quantité de mouvement, moment cinétique, charge, durée de vie, rapport de branchement, intensité de diffusion — peut être tenu dans le système symbolique dominant ou dans la sémantique matérielle de l’EFT. Les deux écritures peuvent se vérifier mutuellement, mais chacune possède ses « omissions par défaut » :
- Les cadres dominants laissent souvent la question « qu’est-ce que l’objet ? » dans la structure formelle : le champ se calcule avec précision, mais ce qu’il « est » reste en suspens ; les symétries sont utilisées avec assurance, mais la raison pour laquelle elles tiennent est souvent posée comme un axiome.
- L’EFT place au premier rang les questions d’objet, de canal, de seuil et de fermeture du grand livre : elle donne d’abord le mécanisme matériel, puis traite les objets calculables comme des interfaces de comptabilité issues d’un grossissement d’échelle.
Le but de la mise en correspondance est donc de permettre au lecteur de passer librement d’un point de vue à l’autre sans mélanger les registres : utiliser la langue dominante pour calculer, utiliser la langue de l’EFT pour expliquer le mécanisme, et savoir, au moment du passage, ce qui doit rester invariant et ce qui n’est qu’une notation.
II. La répartition des rôles : le courant dominant sait « calculer » ; l’EFT répond à la question « que se passe-t-il ? »
Qualifier GR/QED/QCD/EW de « langages de calcul » n’a rien de dépréciatif. Au contraire, leur puissance vient de leur capacité à comprimer d’innombrables détails microscopiques en quelques variables et règles opératoires : même sans connaître entièrement le mécanisme matériel sous-jacent, on obtient des nombres stables et corrects. Ils ressemblent à une norme d’ingénierie arrivée à maturité : une fois les entrées et les conditions aux limites données, elle produit un résultat exploitable.
Mais dès que l’on veut construire une « réalité physique de niveau système », un langage de calcul ne suffit plus. La raison est simple : dans les problèmes qui traversent les échelles, les environnements et les époques — vide et milieu, couplage faible et frontière forte, Univers primordial et Univers contemporain — beaucoup d’« entrées par défaut » deviennent elles-mêmes une partie du problème. Il faut alors savoir quelles grandeurs sont intrinsèques au matériau et lesquelles sont effectives dans un environnement ; quelles conservations relèvent d’une nécessité topologique et lesquelles ne sont que des approximations ; quelles symétries sont des redondances de comptabilité et lesquelles sont l’apparence d’un ensemble de structures autorisées.
Dans cette table de correspondance, l’EFT assume donc le rôle de « carte de base mécanistique ». On peut la lire selon les quatre couches :
- Couche ontologique : ce qu’il y a dans le monde — mer d’énergie, structures filamenteuses, paquets d’ondes, bandes critiques de frontière.
- Couche des variables : les variables qui décrivent l’état de la mer — Densité, Tension, Texture, Cadence.
- Couche des mécanismes : la manière dont les changements avancent et dont les interactions se règlent — relais, Règlement de pente, fenêtres de verrouillage, injection par déconstruction.
- Couche des règles : quelles transformations sont autorisées, quelles lacunes doivent être remblayées, quelles identités peuvent être réécrites — la chaîne de règles des interactions forte et faible.
La bonne répartition des tâches est alors la suivante : le courant dominant est presque imbattable lorsqu’il s’agit de calculer avec précision à l’intérieur d’un même niveau ; l’EFT devient irremplaçable lorsqu’il faut relier des niveaux, unifier les objets et les variables, rendre explicites les hypothèses par défaut et fermer la chaîne des mécanismes. L’enjeu n’est pas de savoir qui remplace qui, mais dans quel ordre travailler : la carte mécanistique vous dit d’abord ce qu’il faut traiter comme une entrée ; le langage de calcul vous dit ensuite ce que cette entrée permet de calculer.
III. Trois étapes pour traduire : classer d’abord les objets, puis les actions, enfin le niveau
Pour éviter les mélanges de vocabulaire, la traduction croisée peut commencer par trois classements. Beaucoup de controverses perdent déjà une dimension à ce stade :
- Première étape : classer l’objet. Dans le langage dominant, vous voyez une particule, un champ, une excitation, une particule virtuelle ou un degré de liberté. Dans l’EFT, demandez d’abord à quel type d’objet réel il appartient : structure verrouillée — particule ; perturbation groupée capable de voyager loin — paquet d’ondes ; bande critique de frontière — mur, pore ou couloir ; ou bien la carte de l’État de la mer elle-même — météo ou navigation.
- Deuxième étape : classer l’action. Dans le langage dominant, on parle d’interaction, de couplage, de sommet ou d’échange. Dans l’EFT, demandez d’abord par quel mécanisme principal le compte est réglé : Règlement de pente — continu ; emboîtement et alignement — forte orientation à courte portée ; ou autorisation par la Couche des règles — réécriture d’identité et seuils de canal. L’échangeur n’est qu’un outil de chantier de canal, pas la source de la force.
- Troisième étape : choisir le niveau. Les équations dominantes présupposent souvent une échelle effective donnée : les détails invisibles sont absorbés dans des paramètres — renormalisation, théorie effective. Dans la traduction EFT, il faut déclarer explicitement le niveau de grossissement : parle-t-on d’une lecture intrinsèque du vide, d’une lecture effective du milieu, ou d’une lecture effective sous contrainte de frontière ?
Une fois ces classements faits, beaucoup d’énoncés qui semblaient se contredire se révèlent n’être que des différences de niveau. Le même phénomène est décrit, dans la langue dominante, par un paramètre effectif ; dans l’EFT, ce paramètre est rouvert en « variables de l’état de la mer + statistiques de canal + conditions aux limites ». La mise en correspondance n’a pas pour but de rendre la langue plus compliquée, mais de savoir à quel niveau d’approximation on travaille.
IV. Traduction de GR : ramener le langage géométrique à une Pente de tension, à des lectures de Cadence et à l’étalonnage des règles de mesure et des horloges
La relativité générale écrit la gravité sous forme de géométrie de l’espace-temps : la matière-énergie dit à l’espace-temps comment se courber, et l’espace-temps courbé dit à la matière comment se mouvoir. Ce langage est extraordinairement fécond pour le calcul, mais il introduit naturellement une difficulté ontologique : la géométrie est-elle une « chose », ou une façon de tenir les comptes ?
Dans la carte de base de l’EFT, le vide n’est pas vide et l’espace n’est pas un terrain nu. Ce que l’on appelle « effet géométrique » se lit d’abord comme l’apparence mesurée d’une mer d’énergie dont l’état a été réécrit. La traduction peut s’appuyer sur trois correspondances :
- Courbure / potentiel gravitationnel : Pente de tension. Ce que la GR écrit comme courbure, puits de potentiel et déviation des géodésiques correspond, dans l’EFT, au gradient spatial de Tension de la mer d’énergie ; l’apparence d’un objet qui « suit une géodésique » correspond à une structure qui cherche sa route sur la pente selon le coût minimal de règlement.
- Dilatation gravitationnelle du temps : différence de lecture de la Cadence intrinsèque. La GR dit que « l’horloge ralentit dans un potentiel gravitationnel profond » ; l’EFT dit qu’un état de mer plus tendu ralentit la Cadence intrinsèque des structures stables. Les deux langues tiennent compte du même fait, mais l’EFT ramène le « ralentissement » à la contrainte exercée par la tension matérielle sur la Cadence.
- Métrique / connexion : règles locales d’étalonnage des règles de mesure et des horloges. La GR utilise la métrique pour écrire en objet géométrique les règles de comparaison des distances et du temps. Pour l’EFT, ces règles de comparaison viennent de l’« origine commune des règles de mesure et des horloges » : règles et horloges sont elles-mêmes des structures, réécrites par le même état de mer. Ainsi, la géométrie n’est pas un arrière-plan ajouté, mais l’action unifiée de l’état de la mer sur le système de mesure.
Dans cette traduction, le « principe d’équivalence » cesse d’être une coïncidence mystérieuse. Réponse inertielle et réponse gravitationnelle viennent du même Grand livre de tension : modifier l’état de verrouillage interne et la circulation d’une structure a un coût — l’inertie ; chercher sa route le long d’une Pente de tension est aussi un paiement de coût — la gravité. Le courant dominant unit les deux par le même paramètre de masse ; l’EFT explique pourquoi ils doivent être unifiés.
De même, l’onde gravitationnelle n’a pas besoin d’être traitée comme une « géométrie ontologique qui vibre ». Dans l’EFT, elle est une enveloppe voyageuse de perturbation de la couche de tension : ce que l’on détecte est une microperturbation périodique de la lecture de Tension. Cette description peut être mise en correspondance avec les formes d’onde prédites par la GR, tout en donnant un objet de propagation matériel.
V. Traduction de QED : les « quanta de champ » électromagnétiques reviennent à la Pente de texture et aux charges de paquets d’ondes ; les particules virtuelles reviennent à une comptabilité d’états intermédiaires
La force de la QED est de fournir une méthode de calcul très précise des processus électromagnétiques, et d’unifier rayonnement, diffusion, corrections de niveaux d’énergie et autres phénomènes dans un langage de théorie quantique des champs. La tâche de l’EFT n’est pas de répéter cette mathématique, mais de ramener ses objets et ses termes au mécanisme matériel de la mer. La traduction commence par quatre correspondances :
- Champ électromagnétique : Pente de texture. Dans l’EFT, le champ électrique et le champ magnétique ne sont pas des entités supplémentaires : ils sont les pentes formées par l’orientation de Texture et la distribution de densité de la mer. La charge est l’empreinte de texture laissée par une structure ; le champ est la lecture moyennée de ces empreintes dans l’espace.
- Photon : charge de paquet d’ondes capable de voyager loin. Le photon n’est ni un point-particule ni une onde continue infiniment étendue ; c’est une perturbation groupée, à enveloppe finie, capable de se propager par relais et d’être lue en une fois. Dans le contexte de l’« échange », il est le paquet de charge que l’équipe de chantier transporte ; dans le contexte du « rayonnement », il est l’enveloppe voyageuse qui sort du chantier.
- Invariance de jauge : redondance de comptabilité + contrainte de continuité. Le cadre dominant traite la symétrie de jauge comme l’ossature de la théorie. L’EFT reconnaît la force mathématique de cette contrainte, tout en ramenant son socle physique à la continuité de l’état de la mer et à l’impossibilité, pour une structure fermée, de laisser fuir le grand livre : changer de variables ne doit pas changer le règlement physique.
- Photons virtuels / corrections de boucle : états intermédiaires proches de la source et paramètres effectifs grossiers. Il faut rapatrier le récit selon lequel des « particules virtuelles surgissent du vide puis s’annihilent ». Dans l’EFT, elles se lisent d’abord comme charges locales et états intermédiaires de courte durée dans un chantier de canal — y compris des GUP (Particules instables généralisées) et des structures de phase sans corps filamentaire — puis comme corrections que le grossissement d’échelle laisse dans les paramètres effectifs.
Dans cette traduction, beaucoup de mots réputés étranges de la QED deviennent des termes d’ingénierie : le propagateur est la fonction de poids du chemin de chantier, le sommet est le point d’autorisation d’un relais local, la boucle est l’expression comprimée de la statistique des états intermédiaires. On peut toujours utiliser la méthode dominante pour calculer le déplacement de Lamb, le moment magnétique anomal et la polarisation du vide ; l’EFT répond à la question suivante : comment ces corrections réécrivent-elles la mer d’énergie dans la couche de Texture de proche champ et dans la couche de Tension ? Quelles réécritures viennent de la frontière, et lesquelles sont intrinsèques au matériau ?
La constante de structure fine α reçoit ainsi une double lecture. Dans le cadre dominant, elle est une constante de couplage ; dans l’EFT, elle est le taux de réponse intrinsèque de la mer d’énergie à l’empreinte de texture, rapporté sans dimension aux seuils de nucléation et d’absorption des paquets d’ondes. Les deux lectures règlent le même compte : l’une la prend comme paramètre d’entrée, l’autre comme variable matérielle.
VI. Traduction de QCD : couleur, gluons, confinement et liberté asymptotique correspondent respectivement à la topologie des ports, aux paquets d’ondes du canal de couleur et à la règle de Remblayage de lacunes
Le langage de la QCD donne facilement au non-spécialiste l’impression qu’une nouvelle série de mains invisibles vient d’apparaître : couleur, gluons, auto-interactions, confinement, liberté asymptotique… Comme si le monde microscopique s’était soudain doté d’une entité entièrement nouvelle. La stratégie de traduction de l’EFT consiste à séparer d’abord l’interaction forte en deux niveaux — l’emboîtement et l’alignement au niveau des mécanismes, le Remblayage de lacunes et l’ensemble autorisé au niveau des règles — puis à lire la « couleur » comme l’étiquette sémantique nécessaire pour décrire ces contraintes.
En ramenant les termes dominants au sol matériel, on obtient une image plus déductible :
- Quark : noyau de filament muni de ports de canaux de couleur non fermés. Il ne s’agit pas d’un anneau fermé capable de se verrouiller seul, mais d’un noyau à ports qui doit participer à une structure de fermeture plus large : deux ports se raccordent pour former la fermeture binaire du méson ; trois ports se raccordent en un nœud en Y pour former la fermeture ternaire du baryon ou du nucléon.
- Couleur : sémantique minimale de compatibilité des ports. Il faut au moins trois types d’étiquettes de compatibilité pour décrire comment les ports internes d’un hadron s’apparient, se ferment et évitent les fuites de grand livre. Voilà la « nécessité sémantique » de la couleur dans l’EFT, non une étiquette de propriété ajoutée après coup.
- Gluon : paquet d’ondes anti-perturbation sur le canal de couleur — autrement dit, un « paquet d’ondes de pont de couleur ». Ce n’est pas une main qui tire, mais une charge de paquet d’ondes qui maintient la stabilité du canal de couleur, transporte des contraintes locales et achève le chantier. Il sort rarement de l’intérieur du hadron, parce que sa marge de seuil de propagation comme son autorisation par les règles sont verrouillées par l’environnement hadronique.
- Confinement : apparence de la règle de Remblayage de lacunes. Essayer d’écarter les ports crée une lacune de Tension ; l’état de la mer est alors contraint de remblayer cette lacune par les canaux praticables. L’effet observé est que « plus on tire, plus cela coûte », jusqu’à ce qu’une nouvelle structure se forme pour refermer les ports.
- Liberté asymptotique : microcavité localement aplanie lorsque les ports se recouvrent fortement. Lorsque les noyaux quarks sont très proches, les canaux internes se recouvrent et se neutralisent fortement ; la Pente de tension locale s’aplanit et les frais de réarrangement diminuent. D’où l’apparence selon laquelle « plus c’est proche, plus c’est libre ».
Cette traduction ne vous demande pas d’abandonner les outils de calcul de la QCD. Vous pouvez toujours utiliser la QCD pour les jets, l’hadronisation et les prédictions de sections efficaces. L’EFT réinterprète simplement ces résultats : à différentes échelles d’énergie, comment l’emboîtement des ports et la règle de Remblayage de lacunes modifient-ils les degrés de liberté effectifs et les poids de canal ? Lu ainsi, le « couplage fort » n’est plus un coefficient abstrait, mais la variation réelle du coût de chantier structurel selon l’échelle.
VII. Traduction de EW : le processus faible est une règle de Déstabilisation et réassemblage ; W/Z comme Charges transitoires, le Higgs comme mode vibratoire testable
La théorie électrofaible (EW) unifie l’interaction faible et l’électromagnétisme dans une même structure de jauge ; elle introduit W/Z et Higgs afin de regrouper les processus associés dans une seule structure. Le point de prise en charge de l’EFT est le suivant : réécrire l’interaction faible non comme « une main de plus », mais comme une autorisation de réécriture d’identité par la Couche des règles ; réécrire W/Z et Higgs non comme des « entrées de particules élémentaires indépendantes », mais comme des Charges transitoires et des modes vibratoires testables de la mer dans des conditions extrêmes.
La traduction peut commencer par trois points :
- Interaction faible : règle de Déstabilisation et réassemblage. Lorsqu’une structure se trouve près d’un seuil critique, certains canaux peuvent être ouverts avec l’autorisation de la Couche des règles ; la structure peut alors modifier son « étiquette d’identité » par réassemblage, et sortir de scène ou changer de spectre sous forme de chaîne de désintégration.
- W/Z : paquets d’ondes locaux, lourds et presque dissipés dès la source. Ils accomplissent, sur une distance extrêmement courte, l’arrimage et le transport de comptes nécessaires au processus faible ; leur courte durée de vie et leurs désintégrations à plusieurs corps sont des traits de procédé, non des énigmes.
- Higgs : enveloppe scalaire respiratoire de la couche de tension. Elle prouve que l’état de la mer peut être excité et fournit un mode vibratoire testable ; mais elle n’a pas le rôle de « robinet » qui distribuerait la masse à toutes les particules. Le mécanisme de masse vient du coût de tension que les structures verrouillées imposent à l’état de la mer, et de leur règlement dans le grand livre.
Dans cette lecture, une grande partie du langage dominant des « propagateurs de particules virtuelles » converge, pour l’EFT, vers un spectre continu d’états intermédiaires : depuis les structures de courte durée tout près du verrouillage — les GUP — jusqu’aux structures de phase sans corps filamenteux, puis aux charges de paquets d’ondes capables de voyager loin. Il n’est pas nécessaire de nommer séparément chaque fluctuation ; il suffit de donner les variables de classement et les lectures testables.
Cela explique aussi pourquoi les processus faibles paraissent rares mais décisifs dans le monde macroscopique. Ils ne poussent pas en permanence ; ils réécrivent l’identité à quelques seuils autorisés par la Couche des règles. Dès que l’on entre dans un environnement nucléaire, dans une fenêtre de dégel de l’Univers primordial ou sur un site de collision à haute énergie, ces seuils sont fréquemment déclenchés, et les processus faibles deviennent un canal important de l’évolution structurelle.
VIII. Employer les deux langues : quand changer de registre et comment éviter les malentendus terminologiques
Dans la pratique, quelques principes suffisent pour s’orienter :
- Commencer par replacer le problème en EFT : s’agit-il d’un problème de pente — champ ; d’un problème de verrouillage — structure ; d’un problème de règles — fort/faible ; ou d’un problème de socle statistique — Socle sombre ? Une fois le problème replacé, on décide ensuite quelle équation dominante utiliser.
- Lorsqu’il faut des nombres de précision, traduire le résultat du classement EFT en conditions aux limites et en paramètres effectifs du cadre dominant : par exemple, traduire une « Pente de texture » en conditions aux limites du potentiel électromagnétique, une « Pente de tension » en potentiel gravitationnel ou perturbation métrique, un « Remblayage de lacunes » en poids de canaux effectifs de l’interaction forte.
- Ne pas utiliser les noms dominants pour substituer une autre ontologie à celle de l’EFT : ne pas comprendre le « champ » comme une entité flottante, ni la « particule virtuelle » comme une petite bille qui naîtrait et disparaîtrait de rien. Les lire comme des éléments intermédiaires de comptabilité et des expressions comprimées d’un chantier ; le mélange de registres disparaît alors de lui-même.
- Inversement, ne pas utiliser les métaphores de l’EFT pour nier le calcul dominant. Lorsqu’il faut confronter les données expérimentales, les opérateurs, propagateurs et structures de symétrie du courant dominant forment une boîte à outils mûre ; la tâche de l’EFT est de dire à quels types d’objets et à quelles classes d’approximation ces outils correspondent dans la carte matérielle.
- En cas de controverse, vérifier d’abord le niveau : discute-t-on de l’ontologie — qu’est-ce que c’est ? — ou d’une description effective — comment est-il le plus commode de calculer ? Les deux sont souvent confondus. L’EFT clarifie l’ontologie et le mécanisme ; le courant dominant calcule les comptes jusqu’à confrontation, sous contraintes ontologiques données.
Quelques groupes de mots sont particulièrement faciles à mélanger. Quand vous les rencontrez, demandez d’abord quelle langue vous êtes en train d’utiliser.
- « Champ » — dans l’EFT, il est d’abord une carte de l’État de la mer ; dans le langage dominant, il est une distribution de degrés de liberté calculables. Les deux peuvent se traduire, mais il ne faut pas prendre la « carte » pour une « entité ».
- « Symétrie / jauge » — dans le langage dominant, c’est une contrainte théorique et une redondance ; dans l’EFT, cela renvoie au socle physique de la continuité et des invariants topologiques. Il ne faut pas prendre la redondance pour la « cause » de la nature.
- « Particule virtuelle » — dans le langage dominant, c’est un terme intermédiaire du développement perturbatif ; dans l’EFT, cela correspond à une charge d’état intermédiaire local et à une correction grossière. Il ne faut pas prendre un terme de calcul pour une petite chose indépendante.
- « Fonction d’onde / probabilité » — dans le langage dominant, c’est une règle de calcul ; dans l’EFT, il faut revenir à la discrétisation par seuil, à l’écriture par l’environnement et à la lecture statistique. Il ne faut pas faire trop tôt de la probabilité une ontologie ; le mécanisme quantique sera fermé dans le volume 5.
- « Production / annihilation de particules » — dans le langage dominant, c’est une histoire d’opérateurs ; dans l’EFT, c’est un processus matériel par lequel un paquet d’ondes franchit un seuil et devient verrouillé, ou par lequel un état verrouillé se déstructure et retourne à la mer.
Employées ainsi, les deux langues font apparaître beaucoup de controverses anciennes comme un choix entre système métrique et système impérial : il ne s’agit pas de savoir lequel est « vrai » ou « faux », mais de reconnaître que l’on travaille à des niveaux différents. Ce que l’EFT veut préciser, c’est que, quelle que soit l’unité utilisée, l’événement réel doit être le même : objet clair, canal clair, seuil clair, grand livre fermé.