AccueilThéorie des filaments d’énergie (V6.0)

I. Crochet de départ : Dans le vide absolu, sur quoi la lumière s’appuie-t‑elle pour arriver jusqu’ici ?
Imaginez une étoile très lointaine qui émet une parcelle de lumière. Cette lumière traverse l’univers noir et finit par entrer dans nos yeux. L’image est si familière qu’on ne la questionne presque jamais :
Si, entre les deux, il n’y avait vraiment « rien du tout », sur quoi la lumière poserait-elle le pied pour venir ?

Une pierre pour rouler a besoin du sol ; un son pour voyager a besoin de l’air ; une vague a besoin de la surface de l’eau.
Et la lumière ? Si l’univers était vraiment un « terrain vide », comment pourrait-elle garder tout du long son rythme, sa direction, et cette continuité qui permet superposition et interférences ?

Cette section ne fait qu’une chose : clouer ce paradoxe, puis poser la première pierre de la Théorie des filaments d’énergie (EFT).


II. Axiome 1 : Le vide n’est pas vide — une mer d’énergie existe partout dans l’univers
Le vide n’est pas « rien ». À l’échelle cosmique, il existe partout un substrat continu, que ce livre appelle la Mer d’énergie. Toute propagation, interaction, formation de structures et évolution se déroule sur l’État de la mer de cette mer.

Le sens de cet axiome n’est pas « d’inventer une chose de plus », mais de rassembler beaucoup de questions dispersées en une question plus fondamentale :
Si l’univers est vraiment une mer, alors comment l’État de la mer détermine-t-il la lumière, les particules, la force, le temps et l’évolution cosmique ?

Dès lors, la Théorie des filaments d’énergie répond d’abord à « qu’est-ce que le monde ? » par une seule phrase :
Le monde n’est pas un terrain vide, mais un matériau continu que l’on peut tendre, peigner en textures, et faire battre en cadence.


III. Pourquoi il doit exister une Mer d’énergie : sans substrat, propagation et interactions deviennent de la magie
Dans l’intuition quotidienne, le « vide » paraît naturel : une pièce sans air est dite vide ; une bouteille mise sous vide est dite vide. On projette alors facilement cette idée à l’univers, comme à un « immense vide ».
Mais traiter l’univers comme un « terrain vide » fait aussitôt surgir des questions impossibles à esquiver :

  1. Comment un changement peut-il franchir une distance ?
    • Quand deux points sont très éloignés, comment l’information et l’influence passent-elles d’ici à là-bas ?
    • Sans substrat continu, il ne reste que deux options : soit accepter une « influence instantanée » (sans processus intermédiaire), soit accepter une « propagation surgie de nulle part » (sans support au milieu, mais qui se maintient pourtant). Dans les deux cas, on ne décrit plus un mécanisme : on fait un tour de magie.
  2. Pourquoi observe‑t‑on des « structures de champ » continues ?
    • Qu’il s’agisse de Gravité, de lumière ou d’autres effets, l’apparence observée est souvent une distribution continue : gradients, superposition, interférences, etc.
    • Une structure continue ressemble davantage à quelque chose qui se produit sur un milieu continu qu’à quelque chose qui flotte sur un arrière‑plan vraiment vide.
  3. Pourquoi existe‑t‑il une limite de propagation ?
    • Si le vide ne contenait rien, d’où viendrait une limite de vitesse ?
    • Une limite ressemble plutôt à une capacité de transmission d’un matériau : une « ola » humaine a sa limite, le son dans l’air aussi. La limite signale qu’il y a un substrat, une transmission, et un coût.

Ainsi, dans la Théorie des filaments d’énergie, « Le vide n’est pas vide » n’est pas un slogan décoratif, mais un engagement nécessaire : il faut un substrat continu pour ramener propagation et interactions de la « magie à distance » vers un processus local.


IV. Vide d’une bouteille vs vide cosmique : pomper ne signifie pas « enlever le substrat »
Mettre une bouteille sous vide trompe facilement l’intuition : on se dit qu’en retirant les molécules, il ne resterait plus rien.
Mais ce que souligne la Théorie des filaments d’énergie, c’est ceci :
Le « vide » de laboratoire ressemble plutôt à retirer ce qui flotte à la surface, à chasser les bulles ; ce n’est pas effacer la « surface » elle‑même.

Deux images peuvent aider à fixer cette idée :

Dans ce langage, le « vide » ressemble davantage à un État de la mer : il peut être plat, propre, à faible bruit, mais il reste de la mer.


V. Qu’est-ce que la Mer d’énergie : un matériau invisible, pas un tas de particules invisibles
Le piège le plus fréquent, quand on essaie de comprendre la Mer d’énergie, est de l’imaginer comme de l’air, ou comme un milieu dense rempli de petites particules. Ces images sont insuffisantes.
La Mer d’énergie ressemble plutôt au matériau lui‑même, pas à un matériau rempli de billes. Il suffit de la tenir en trois phrases :

Deux analogies plus parlantes :

Les analogies ne servent qu’à installer l’intuition. La conclusion essentielle tient en une phrase :
La Mer d’énergie n’est pas une image littéraire, c’est le substrat d’un mécanisme unificateur.


VI. La physicalité minimale de la Mer d’énergie : quelles capacités doit-elle avoir ?
Pour éviter de faire de la Mer d’énergie une boîte magique, on ne lui attribue ici qu’un ensemble minimal — mais nécessaire — de capacités. On peut le lire comme la « configuration minimale » de la science des matériaux cosmique.

  1. Continuité
    • Il faut pouvoir définir un état en chaque point pour expliquer propagation continue, distributions de champ continues et relief continu.
    • Avec un empilement de grains clairsemés, beaucoup de phénomènes montreraient naturellement un « bruit granulaire » et des ruptures discrètes inutiles.
  2. Tensibilité
    • Elle doit pouvoir être tendue ou relâchée pour former des « pentes ».
    • Plus loin, la Gravité et les effets temporels seront traduits comme un Règlement de pente du relief de Tension : sans tensibilité, pas de langage unifié du relief.
  3. Texturabilité
    • Il ne suffit pas d’avoir du « serré » et du « lâche » : il faut aussi une organisation directionnelle, comme le fil du bois, la trame d’un tissu, ou le sens d’un courant — une structure d’alignement et de contre‑alignement.
    • C’est ce qui permet d’expliquer, en langage de matériaux, l’orientation, la déviation, la Polarisation et la sélectivité des couplages.
  4. Cadencement
    • Elle doit autoriser des modes de vibration répétitifs et stables pour que les particules deviennent des structures de Cadence Verrouillées, et que le temps soit une lecture de Cadence.
    • Sans modes de Cadence, il devient difficile d’expliquer l’existence de particules stables et l’unité d’un système de mesure.

Ces quatre capacités seront ensuite compactées en un Quatuor de l’état de la mer : Densité, Tension, Texture, Cadence. Ici, on se contente d’établir cette « configuration minimale ».


VII. Pourquoi on ne sent presque jamais la Mer d’énergie : parce que nous sommes, nous aussi, un produit de ses structures
Si l’air était parfaitement identique partout, on croirait que « l’air ne compte pas » ; c’est seulement quand il y a du vent, des vagues et des différences qu’on se souvient qu’il est là.
La Mer d’énergie est plus discrète encore, parce que le corps, les instruments, les atomes, les horloges, sont eux‑mêmes des produits de la mer une fois enroulée en structures. Bien souvent, ce n’est pas qu’il n’y a « pas de mer » ; c’est que la mer et la sonde partagent la même origine et changent ensemble, si bien que la mesure locale annule une partie des variations.

Ce point reviendra souvent plus loin, quand on parlera de la vitesse de la lumière et du temps, de l’Observation participative, et du Décalage vers le rouge (Décalage vers le rouge du potentiel tensionnel (TPR) / Décalage vers le rouge de l’évolution du chemin (PER)) :
La stabilité de nombreuses « constantes » est le résultat d’un système de mesure qui se calibre sur le même État de la mer.


VIII. Résumé : l’entrée vers toute unification
La Mer d’énergie n’est pas une hypothèse ajoutée : c’est la porte d’entrée de l’unification. Une fois admis que le vide n’est pas vide, la suite devient une route claire :

Pour finir, une phrase‑pont pour verrouiller cette section à la suivante :
Sans substrat, pas de relais ; sans relais, pas de propagation.

La prochaine section entre dans le deuxième axiome : Les particules ne sont pas des points, mais des structures de Filament qui, dans la Mer d’énergie, s’enroulent — se ferment — puis se Verrouillent.


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Infos de version : Première publication : 2025-11-11 | Version actuelle : v6.0+5.05